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8ème vague de l’observatoire des commerces Ifop pour Médicis

Portés par une embellie économique, les artisans et commerçants plébiscitent l'apprentissage, voie offrant de réelles perspectives d'emploi pour les jeunes

Médicis, la mutuelle retraite des professionnels indépendants annonce les résultats de la 8éme vague de l'observatoire des commerces réalisé par l'Ifop. Cette édition fait un point sur la situation économique des petits commerçants et consacre un volet particulier à l'emploi, de la transmission de leur savoir-faire à la transmission de leur entreprise.

Stabilisation de la fréquentation et de la situation économique des commerces de proximité

Les commerçants et artisans sont de plus en plus nombreux à juger l'activité de leur entreprise satisfaisante : ils sont aujourd'hui 65% contre 62 % en octobre dernier. 49 % d'entre eux (contre 45% en octobre dernier), considèrent que leur chiffre d'affaire est resté stable depuis le début de l'année. La moitié (50%) fait état d'une fréquentation stable de leur commerce, ce qui constitue une hausse notable pour les artisans par rapports à mai 2009 (+7 points). Parallèlement, la proportion d'interviewés estimant que leur commerce accueille moins de clients décroît au sein des deux catégories (respectivement de 6 points chez les commerçants et de 7 points chez les artisans).

Plébiscite de l'apprentissage, une formation clé pour l'emploi des jeunes

Les artisans et commerçants manifestent leur attachement à l'apprentissage, dénotant ainsi de la pertinence de cette voie de formation dans leur champ d'activité. Pour autant, il subsiste de façon minoritaire un trait d'image négatif puisqu'encore un tiers des Français interrogés (34%) et un quart des professionnels (26%) estiment que la formation en apprentissage est réservée aux élèves qui ne réussissent pas dans les filières classiques. S'exprimant en connaissance de cause, les artisans sont les moins critiques sur ce point (20%).

L'apprentissage reste un moyen  efficace d'entrer sur le marché du travail. Parmi les professionnels déclarant avoir recruté un apprenti à l'issu de son contrat d'apprentissage, soit 40% des personnes interrogées, la moitié d'entre eux l'ont fait par le biais d'un CDI. Cette pratique se révèle plus développée dans l'artisanat (53%) que dans le commerce (48%).

Par ailleurs, parmi les professionnels ayant eu recours à un apprenti sans pour autant l'avoir embauché, 38% justifient leur décision par une activité économique insuffisante, (ce taux atteignant même 42% parmi les artisans interrogés).

Néanmoins, pour 24% des professionnels la pénurie d'apprenti semble être une réalité importante.

La transmission de son entreprise, un facteur d'inquiétude pour près d'un tiers des professionnels

Au-delà de la transmission de leur savoir-faire, les commerçants et artisans doivent également penser à la transmission de leur entreprise, étape qui représente une source de préoccupation importante pour les commerçants et artisans, 29% d'entre eux exprimant leur inquiétude en la matière.

L'investissement des artisans dans l'apprentissage se confirme ici avec 22% de professionnels prêts à transmettre leur entreprise à leur salarié ou apprenti qu'ils auront formés.

En revanche, la transmission de son commerce à un membre de sa famille n'apparaît pas comme une solution pertinente pour près d'un quart des répondants (24%). Plus de la moitié (52%) se tourne davantage vers une personne étrangère à l'entreprise apte à garantir une capacité financière solide. 

La TVA sociale : une taxe encore méconnue mais dont le principe est bien accueilli des professionnels et du grand public

Malgré les débats menés par le gouvernement sur la TVA sociale, la taxe s'avère largement méconnue des Français. De façon surprenante, la notoriété de la TVA sociale est plus faible chez les professionnels (43%) qu'auprès du grand public (56%). Après une remise à niveau sur le dispositif, 60% des professionnels et du grand public adhèrent à la mise en place de cette taxe. L'adhésion au principe de TVA sociale repose en premier lieu sur sa capacité à améliorer la compétitivité des entreprises françaises pour 57% des personnes interrogées, ce résultat atteignant 63% parmi les artisans.

Près de la moitié des commerçants et artisans (42%) y voient une solution pour réduire leurs charges patronales.

« Nous nous réjouissons de constater que l'optimisme est de retour chez les commerçants et artisans. Les signaux repassent progressivement au vert. La piste de >la TVA sociale pourrait  permettre de renforcer cette tendance en allégeant le coût du travail, en favorisant la compétitivité de nos entreprises ainsi que la création d'emplois» commente Michel Clerc, Directeur Général de Médicis.

 

Méthodologie de l'enquête :

1) L'étude a été réalisée du 11 au 19 mai, auprès d'un échantillon représentatif de 800 dirigeants d'entreprises. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (taille et secteur d'activité) après stratification par région. Les interviews ont eu lieu par téléphone sur le lieu de travail des personnes interrogées.

2) Pour le grand public, l'enquête à eu lieu du 17 au 19 mai, auprès d'un échantillon de 1012 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon est assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées.


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